03.07.2009

à l'ombre

C’était la nuit , il faisait chaud,alors , le groupe avait décidé de déplacer les tables dehors et les poser sur la pelouse ,les chaises aussi .La reunion avait eu lieu dehors à la place de l’intérieur .Cela avait tout changé et un air de vacances s’était incrusté .Après avoir expédié les affaires obligatoires, la discussion avait pris d’autres chemins.Ils étaient heureux d’etre là dans la penombre,au presque frais, après la journée accablante de chaleur et de soleil .La nuit , la vie reprenait la nuit à l’inverse de l’hivers .Les chaises étaient poussées dehors, les terrasses ne désemplissaient pas .Chacun attendait ce moment de fraicheur .Dans la presque nuit, les oiseaux, les hirondelles plus particulièrement tournaient en ronds incessants dans le ciel ,poussant leur petits cris aigus .Ailleurs là ou il y a des arbres, c’etaient les cigales qui s’en donnaient à cœur joie .Nuits d’été ou on a envie de flaner dehors, ou le soleil est enfin couché .Le soleil désiré et redouté .Dans certains pays il est réellement assommant, pas trop sous nos latitude .Prendre la mesure du temps, prendre la température .Faire comme l’animal, chien ,chat , savoir les moments d’activité, ceux de repos ,de précaution.Les observer pour savoir car parfois nous les humains à force de volonté, de nos horaires fixes ,de nos volontaires oublis de nos horloges biologiques et de bien etre nous passons outre ce qui nous fait du bien et nous protège .

01.07.2009

La chance


Souvent, on ne fait plus attention à ce que l’on a , et à la chance qu’on a de l’avoir .La satisfaction peut etre permanente ,telle une fontaine perpetuelle  à condition de savoir l’alimenter, la regénerer .Pour moi l’espace est une chance, j’ai été malheureuse dans les espaces étriqués, dans l’enfermement , dans les murs , la ville .Je me rends compte de la chance que j’ai à present, celle de pouvoir faire un tour dans le jardin, cueillir des fruits aux arbres, entretenir le jardin, rentrer quand je veux, sortir quand je veux, deplacer ma chaise au grés des ombres pour se cacher du soleil mordant, cette liberté, cette ampleur des gestes , ce choix , cette variation au fil des saisons n’a pas de prix .Hier , passage en ville, les murs, les immeubles, les ridicules petits balcons ou on peut mettre deux chaises, les voisins proches , les proximités de corps imparfaits et suants , leur vie , leur souci, leur fatigue , tous cela m’a fait realiser égoïstement la chance que j’avais à avoir cet havre de paix, cette espace ou je peux recevoir confortablement, sous les lauriers croulants de fleurs les amis de passage .ça , ça n’a pas de prix, et chaque jours je savoure cette chance, la renouvelle, l’alimente ,ne m’en lasse pas .J’ai vecu les murs des appartements situés en pleine ville, le bruit , la promiscuité et je sais comparer et apprécier .

29.06.2009

recette

Je pense que je suis une manuelle , une manuelle patiente .J’aime les activité qui nécessitent minutie, patience .Points après points .Ainsi , même si cela parait demodé , j’aime le canevas, le contact du fil et de la laine sur la trame .En fait, je crois que j’aurais aimé faire des tapis .Cette longue activité répétitive et machinale .la répétition du geste laisse l’esprit vagabonder .Mon esprit n’arrive pasà vagabonder seul ,il faut que la main y participe , la main doit « faire » .L’esprit avançant parallèlement que le geste .Le mieux est d’etre aussi placer dans un cadre agréable , ou les yeux lorsqu’ils se lèvent de l’ouvrage tombe surun paysage naturel et beau, si possible montagneux, roches arbres se disputant l’espace sous le bleu du ciel .Bleu, vert , gris . Instants de bonheur accessibles que j’imagine , et que je vais realiser car les ingrédients sont simples .