28.01.2012
regards
ce matin j'ai été interpellée par la vue d 'une femme ouvrant le coffre d'une voiture blanche sur un parking d'une quelconque grande surface. Il faisiat beau certe sur cette place inondée de soleil mais pas au point de ce retrouver avec un simple top à bretelles. J'ai fait les courses et suis ressortie.C'est alors que je l'ai revue, assise à mème le sol.
Elle était entourée de clochards et buvait à meme le goulot de la bierre. Ils étaient quatre ou cinq, assis par terre sur de vagues manteaux ou couvertures. Au milieu d'eux des longs chiens bicolores. Ils prenaient le soleil. Je me suis dit qu'ils vaient choisi le meilleur emplacement. Pas bète, la bète! au soleil à l'abri du vent. C'est peut etre pour ça que la femme se retrouvait à moitié nue en ce 28 janvier.
Hors du groupe, elle ne paraissait pas etre une clocharde, pas assez abimée. Je me demande bien, ce qu'une femme dans la quarantaine faisaitt là, à picoler des le matin, au milieu d'hommes ravagés.
le groupe de clochard représentait une forme de socialisation primitive. Elle était admise dans ce clan, peut etre la protégeaient ils? Les chiens protégeaient les hommes et leurs tenaient chaud pour dormir.
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21.01.2012
comment dire
je suis aux avants postes, moi qui suis généralement à l'arrière. C' est , à la fois gratifiant car ma compétence est reconnue, mais, à la fois fatiguant car il faut etre là, prendre des décisions, affronter, ne pas etre timide, prendre des initiatives, choisir, dire haut et fort ce que je pense, meme si ça blesse. Tout plutot que me taire, peser ou plutot deceler la ligne ténue entre le courage et la témériter pour ne pas etre injuste. Et puis des fois, tant pis si l'erreur est commise, si j'enfreins un peu les règles, si je blesse. Aprés tout, on n'a pas toujours pris des gants avec moi.
De plus en plus, je m'occupe de tout, je crois que le destin me prépare, peut etre un jour, ça sera le cas tout le temps. Je penserais alors avec nostalgie à cette période ou j'etais insouciante. Mais c'est la vie, elle te prépare avec plus ou moins de célérité au grand saut sans parachute. Avant le saut final, mais là est une autre histoire. On ne peut pas, toute sa vie vivre à l'arrière. Allons courage. Je comprends mieux pourquoi, lui, se montait si dur parfois. Il n'y avait pas le choix. Aprésent moi aussi je serais parfois inflexible. ça m'enerve un peu ceux qui se cachent derriere, les victimes et les faibles. Parfois ce sont des stratégies inconscientes pour fuir par manque de courage. Il y a tant d 'exemple, j'ai eu tant d'exemple autour de moi.
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15.01.2012
noir
Décidemment, je suis de l'hivers, je suis née en hivers. Ca doit etre pour cela. J'aime les températures en dessous de quinze, les matins givrés, les soleils pales. L'or discret, l'argenté soupoudré, le banc, le bleu. Le pale, l'atténué. Un peu comme moi, nature froide et silencieuse, distante. J'aime les surfaces froides ,les intérieurs austères, vides. Je crois que je me situe mieux, à présent. Ainsi si je sais meiux, je saurais dans quelle direction aller, je me tromperais moins, je perdrais moins mon temps. Je suis parcimonieuse, me contente de peu, je dirais presque... avare. Avare d'échanges, de paroles. Je supporte plutot bien la solitude. Dans mes rèves, j'ai cette maison, petite, froide, inconfortable, rugueuse pas loin des bois noirs, bordée de prés pentus et humides. ça viendra, peut etre.
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